samedi 4 juillet 2015

Pré atlas à fin juin 2015

Trois mois déjà et voici un nouveau pré atlas. Avec 7801 observations en six mois, l'année 2015 s'annonce toujours bonne puisque la moyenne trimestrielle 2014 était de 3000 observations.

Examinons maintenant l'évolution des différents groupes :

- Les 10 espèces les plus communes :
Le nouveau challenge est de 75% des carrés avec 9 à 10 espèces à fin 2015. Nous en sommes à 65% (59% il y a 3 mois) mais, il y a 40 carrés à 8 espèces soit 11%. Il suffit de trouver une espèce supplémentaire sur ces carrés pour réussir le challenge de fin 2015.

- Les chiroptères (21 taxons) :

Les détecteurs ont chauffés et chauffent encore ! Pour les carrés à au moins 10 espèces, nous passons de 32,4% il y a 3 mois à 37.5% encore loin des 90% attendus en fin d'atlas. Mais la prospection avance, nous passons de 46 à 33 carrés à 0 et, pour une espèce comme la Pipistrelle commune, il y a 44 nouveaux carrés en 2015 et il en reste 50 à prospecter. Un final à 100% pour cette espèce est espéré.

- Les micro-mammifères (20 taxons) :
Avec 166 données seulement en 3 mois, la progression est faible mais la période n'est pas favorable à l'analyse des pelotes. Espérons que vous profitez du beau temps pour rechercher des lots. Tout de même, malgré cette faible progression, nous passons de 48 carrés à au moins 300 proies à 53, ce qui montre bien que l'effort de prospection est axé sur les carrés les plus pauvres. Mais la marge de progression est énorme, il y a de nombreux secteurs à prospecter. Alors, pour piloter vos recherches, la page de recherche des pelotes vous propose la carte du nombre de proies par carré. Recherchez de préférence sur les carrés à 0 proie et délaissez les carrés avec plus de 300 proies.

- Les autres espèces (13 taxons) :
Ce groupe, assez hétérogène, regroupe le reste des taxons présents sur le département. Avec 316 observations en 3 mois, nous sommes toujours sur une dynamique légèrement plus importante qu'en 2014 (1040 observations sur l'année et donc 260 de moyenne trimestrielle). Le nombre de carrés à au moins 5 taxons passe de 11% à 15% encore loin des 50% visés. Globalement, c'est probablement la progression du Castor qui alimente ce groupe vers le haut. Par contre, la Genette stagne avec aucun nouveau carré en 2015 et 39 carrés ou sa présence était signalée avant 2008 et aucun contact depuis.

Au final, si vous utilisez le fichier d'aide à la prospection, n'oubliez pas de télécharger la nouvelle version sur ces liens (la version pour Excel de Microsoft Office ou la version pour Calc d'Open Office ).

lundi 20 avril 2015

Préatlas à fin mars 2015

Comme promis, vous aurez désormais un pré-atlas à chaque trimestre pour mieux cibler les trous de prospection. Avec 4374 observations en trois mois, l'année 2015 s'annonce bonne puisque la moyenne trimestrielle 2014 était de 3000 observation. Et, en plus, se sont 420 observations supplémentaires d'avant 2015 que vous avez sorties de vos carnets pour les saisir en base. Déjà que l'année 2014 était la meilleure en nombre de données, 2015 est partie pour battre ce record.

Examinons maintenant l'évolution des différents groupes :

- Les 10 espèces les plus communes :
Après le challenge de fin 2014 pour passer à 50% des carrés avec 9 à 10 espèces communes présentes il nous reste que le challenge final qui est d'obtenir 90% des carrés à au moins 9 espèces. En 3 mois, de 53% nous passons à 59%. et c'est surtout le nombre de carrés à 10 espèces qui progresse passant de 105 à 124 et c'est visible sur la carte, la couleur pour 10 espèces couvre une grande surface. Juste en dessous, 53 carrés (15%) sont à 8 espèces, une espèce de plus dans ces carrés et nous atteindrons les 74%. Nous lançons donc une nouveau challenge : 75% des carrés avec 9 ou 10 espèces à fin 2015 !

- Les chiroptères (21 taxons) :

Fin 2014, les carrés rouges montraient les nouveaux carrés de 2014. Cette fois, le rouge représente les nouveaux carrés en 2015, couleur déjà bien présente pour certaines espèces (+6 pour la Sérotine commune, +15 pour la Pipistrelle commune...). Pour ce groupe, le challenge est d'avoir 90% des carrés avec au moins 10 espèces. Nous en sommes à 32,4% (31.8% fin 2014) mais les détecteurs commencent juste à chauffer... Petite ombre au tableau : il y a encore 46 carrés à 0 !

- Les micro-mammifères (20 taxons) :
Fin 2014, ce groupe était pointé du doigt pour ses faibles résultats. Nous avions lancé un appel pour la recherche de pelotes de réjections, car seul l'analyse de leurs contenus permet de faire progresser ce groupe. L'analyse prenant du temps, les observations arrivent souvent en retard, il faut donc comparer la progression en 3 mois qui est de 362 données. L'objectif est d'analyser 300 proies au minimum pour chaque carré. Nous en sommes à 48 soit 13.75% (44 à fin 2014). Avec 50.43% des carrés à 0 proie (56.16% à fin 2014) il y a peut-être un frémissent sur ce secteur. Mais la marge de progression est énorme, il y a de nombreux secteurs à prospecter. Alors, pour piloter vos recherches, la page de recherche des pelotes vous propose la carte du nombre de proies par carré. Recherchez de préférence sur les carrés à 0 proie et délaissez les carrés avec plus de 300 proies.

- Les autres espèces (13 taxons) :
Ce groupe, assez hétérogène, regroupe le reste des taxons présents sur le département. Avec 321 observations en 3 mois, nous sommes sur une dynamique légèrement plus importante qu'en 2014 (1040 observations sur l'année et donc 260 de moyenne trimestrielle). Le nombre de carrés à au moins 5 taxons passe de 11% à 13% encore loin des 50% visés. Signalons que ce groupe provoque quelques discutions : doit-on garder le Chat forestier avec une seule observation qui reste douteuse (en gros, sans ADN il n'est pas possible de différencier un chat domestique d'un chat forestier) et le Daim européen qui ne se reproduit probablement pas hors de parc fermé.

Au final, si vous utilisez le fichier d'aide à la prospection, n'oubliez pas de télécharger la nouvelle version sur ces liens (la version pour Excel de Microsoft Office ou la version pour Calc d'Open Office ).

mercredi 18 février 2015

Atlas : les 10 espèces communes

Dans le cadre de l'atlas des mammifères de Maine-et-Loire Atlas des Mammifères de Maine-et-Loire, l'une des façons simples de participer est de faire remonter de la donnée de mammifères commun et plutôt faciles à déterminer. Cette dimension sera l'un des moyens que nous nous sommes fixés pour quantifier l'effort de prospection, avec pour objectif en 2018 d'avoir 90% des 349 mailles (5km par 5km) avec au moins 9 des 10 espèces les plus "communes". C'est ambitieux, mais réalisable ! Certaines cartes sont même déjà quasi complètes !

La présente saison de fin d'hiver se prête bien à la remontée de donnée pour certaines espèces, je propose en complément quelques indications (pour rappel, la carte globale est là : Carte synthèse 10 Mam communs et faciles et les cartes par espèce sont téléchargeables là Atlas des Mammifères de Maine-et-Loire: Pré Atlas à fin 2014

- Hérisson : Le réveil printanier sera l'occasion de noter les mortalités routières, surtout dans le nord-est du département, un peu dans le segréen et sur les franges du département : avis à ceux qui font de la route, regardez bien aux entrées de bourg !

- Taupe : Les taupinières sont faciles à voir dans les champs, les jardins ou les bois. Le sud Loire est déjà complet, restent qq mailles du segréen et baugeois : challenge 100% des mailles ?

- Renard : en 1ère approche, les observations de nuit et les cadavres routiers, pour les plus habitués les odeurs voire les empreintes. Des trous à boucher un peu partout...

- Fouine : Là, c'est du cadavre routier principalement. Sans se mettre en danger, ne pas hésiter à s'arrêter et à regarder les critères ou à prendre des photos sous tous les angles, il est tellement dommage de voir toutes ses Martres/Fouines qui ne serviront pas à l'atlas... Presque la moitié du département reste à couvrir tous azimuts.

- Blaireau : Un cadavre routier par ci, un groupe de terrier par là, et les empreintes de ce petit ours sont même très faciles à reconnaitre. Gros boulot à faire dans le quart segréen !

- Chevreuil : Facile à voir en lisière à la tombée de la nuit, les empreintes se reconnaissent très bien aussi dans les coulées, bord de champs boueux, chemin forestier... Mailles vides dans le vihersois, et l'extrême nord-ouest du département

- Lièvre : Hors période de chasse, il se montre bien dans les champs ou au détour de chemins. Parcourir la campagne en fin de journée ou début de nuit permet souvent de le rencontrer, par exemple en voiture. Le segréen est encore largement sous-prospecté en la matière.

- Lapin : Les petits tas de crottes avec gratis et terriers sur les talus sont assez typiques, dans la campagne mais surtout dans les friches, vignes, bâtiments industriels abandonnés. Segréen et baugeois sont les zones principales à prospecter.

- Écureuil : Souvent victime de la circulation dans les bourgs un peu boisés, les indices peuvent être assez typiques (pommes de pin effilochées, noisettes fendues, réseau de nids arboricole...) et les témoignages sont bons à prendre. Beaucoup de trous dans le vihersois, l'ouest du segréen et le nord du baugeois.

- Ragondin : Les crottes allongées et vertes parfois en chapelet sont typiques, bien que les empreintes soient également souvent visibles dans la vase. L’individu est également peu farouche le plus souvent et parfois écrasé à proximité des lieux humides. À rechercher près des plans d'eau de toute taille, et des cours d'eau. La moitié nord du segréen et quasi tout le baugeois restent à couvrir !

Et globalement ? Et bien sans surprise le segréen héberge les mailles les moins complètes, le nord et l'est du baugeois également. C'est donc par là-bas qu'il faut aller pour optimiser les déplacements !

Benjamin Même-Lafond

jeudi 12 février 2015

Prospection Castor et Loutre sur le Loir

Ce 12 février nous sommes 2 équipes en canoës sur le Loir dont des personnes de la Direction Départementale des Territoires et de l'ONCFS. L'équipe 1 de 5 personnes avec 3 canoës explore le parcours La-Flèche/Lézigné. L'équipe 2 avec 4 personnes et 2 canoës fait Lézigné/Seiches. Pour cette seconde équipe, la moitié des effectifs est portée manquante après quelques centaines de mètres. Un bain dans le Loir avec zéro degré dans l'air... difficile de continuer dans ces conditions, surtout quand la tenue de rechange est aussi trempée ! Mais, requinqués après une douche et une boisson chaudes, ils rejoignent les autres pour pique-niquer et repartent l'après-midi.
Sur l'ensemble du trajet, les coupes, réfectoires et terriers-huttes de castor se succèdent en fonction des implantations familiales (4 familles pour l'équipe La Flèche/Lézigné, sur ce secteur, le Castor est probablement au maximum des capacités d'implantation et 3 familles pour l'équipe Lézigné/Seiches).
Et, surprise espérée, l'équipe 1 trouve 3 secteurs avec des épreintes de Loutre. Parfois très discrètes mais incontestablement des indices de Loutre sur l'amont et l'aval de Durtal.
Sauf pour les deux personnes trempées le matin, ce fut une bonne journée de prospection et quelques mailles bouchées pour l'Atlas en cours (4 pour le Castor et 3 pour la Loutre).
En avril, une seconde expédition est prévue en amont sur les terres sarthoises de la Chapelle aux Choux à La Flèche. Si l'aventure vous intéresse, n'hésitez pas à nous contacter, d’autant plus que les températures seront plus clémentes à cette date...
Tronc écorcé et début d'abattage

Terrier-hutte avec ajout récent de bois et de boue

Abattage d'un tronc sur une ile

Début d'abattage sur un gros tronc

Terrier-hutte avec recharges récentes

Encore quelques coups de dents et ce peuplier devrait tomber...

Épreinte fraîche de Loutre

mardi 13 janvier 2015

Pré-Atlas à fin 2014

Sur la page dédiée, vous pouvez consulter le pré-atlas à fin 2014.
Vous trouverez ci-dessous une rapide analyse du travail réalisé en 2014.

Avec un total de 50809 observations, dont 41727 concernent l'atlas 2008-2017 ce qui est déjà un bon chiffre sachant que l'année 2014 a ajouté 12239 observations ce qui est exceptionnel puisque la moyenne était de 5900 observations par an et un taxon supplémentaire avec le Minioptères de Schreibers. Merci aux 735 observateurs.

Pour mieux cibler les points en manque de prospection, nous avons découpé les 64 taxons en 4 groupes :

- Les 10 espèces les plus communes :
Nous avions un challenge, passer à 50% des carrés avec 9 à 10 espèces communes présentes et bien nous l'avons dépassé avec 53% des carrés. Mais n'oublions pas que le challenge final est d'obtenir 90% des carrés. Il nous reste 3 ans pour le réussir. À noter que ces 10 espèces communes, avec 6964 observations en 2014 représentent 57% des observations.

- Les chiroptères (21 taxons) :

Si vous regardez les cartes des taxons de ce groupe, vous verrez beaucoup de rouge, couleur des nouveaux carrés en 2014. Avec 3573 observations, les cartes reflètent le travail de recherche des chiroptérologues sur des carrés peu prospectés dans ce domaine. Les carrés exceptionnels possèdent au moins 18 espèces de chiroptères recensées. Ils sont tout de même 3% et 56% possèdent au moins 6 espèces recensées. Pour ce groupe, si on pouvait mettre un challenge, ce serait de mettre au moins 10 espèces sur 90% des carrés. Le détecteurs acoustiques vont chauffer en 2015...

- Les micro-mammifères (20 taxons) :
Avec 3293 observations sur la période de l'atlas et 862 en 2014, ce groupe est bien le parent pauvre des prospections. La recherche sur ce groupe passe principalement par l'analyse de pelotes de réjection et nous estimons qu'il faut analyser 300 proies par carré pour un bon échantillonnage. À fin 2014, seul 12.6% des carrés dépassent les 300 proies (certains de beaucoup !) et seul 20.6% dépassent les 100 proies. Il est évident que 2015 doit mettre l'accent sur la recherche de pelotes. Pour piloter vos recherches, la page de recherche des pelotes vous propose la carte du nombre de proies par carré.

- Les autres espèces (13 taxons) :
Ce groupe, assez hétérogène, regroupe le reste des taxons présents sur le département. Avec 1040 observations en 2014, ce groupe n'est pas facile à analyser, certaines espèces étant très localisées (Castor, Cerf...), d'autres difficiles à observer (Genette, Belette...) et un avec une présence à confirmer (Chat forestier). Avec 11% des carrés à au moins 5 taxons de ce groupe et 135 carrés (39%) à au moins 3 taxons, il y a déjà un excellent travail de réalisé. Atteindre 50% des carrés avec au moins 3 taxons est un challenge envisageable.

Au final, si vous utilisez le fichier d'aide à la prospection, n'oubliez pas de le re-télécharger sur ces liens (la version pour Excel de Microsoft Office ou la version pour Calc d'Open Office ).

À partir de 2015, pour que vous puissiez suivre au mieux la progression des prospections, nous publierons une mise à jour du pré-atlas tous les 3 mois.

dimanche 21 décembre 2014

Rat noir, une dynamique ?

Suite à l'article précédent sur le Rat noir, nous avons examiné les photos de Rat surmulot sur la base Faune-Anjou et au moins une, de 2011, a attiré notre attention. De plus, photographié avec un mètre, le spécimen permettait des mesures du pied et du pavillon d'oreilles en plus du comptage des anneaux de la queue.
Déjà, sur la photo originale, le poil apparait noir et soyeux et la queue très effilée. Avec plus de 230 anneaux (via une extrapolation sur la partie terminale, la photo manquant de résolution) sur la queue (Noir 200 à 260, Surmulot 160 à 190), un pied de 35mm (Noir 31 à 43, Surmulot 41 à 45) et un pavillon de 26mm (Noir 20 à 24, Surmulot 16 à 20), nous sommes bien en présence d'un Rat noir.

ATTENTION,
l'observation ci-dessous est en cour de vérification
Le crane semble être un Surmulot !
Attendons le verdict de Patrice
De plus, en mai 2014 et au même endroit, Joël, l'auteur de cette 1ère observation, avait découvert un nouveau cadavre tué par une Poule! Mis dans le compost, il vient de récupérer le crane pour une identification et, là aussi, c'est un Rat Noir.
Sur la période de l'atlas (2008-2017) nous avons 3 observations de cette espèce sur deux carrés, alors que fin septembre nous étions à zéro observation. Nous sommes encore loin des 349 carrés mais, l'espèce étant maintenant certifiée toujours présente sur notre territoire, surveillez les cadavres et récoltez des pelotes...


lundi 24 novembre 2014

Rat surmulot ou Rat noir ?


Ce lundi 17 novembre je décide d'explorer un carré en limite sud du département pour trouver des indices de présence d'espèces communes. Entre Yzernay et Somloire, je repère un cadavre sur la route. Après inspection, le cadavre est en bon état et, compte tenu de la teinte grise et de la taille, je pense à un Rat surmulot mais, ne connaissant pas bien cette famille, je prends quelques photos et je collecte le cadavre pour le faire identifier par un spécialiste.
Coïncidence, Patrice, le spécialiste, me téléphone sur le chemin du retour. Sans me donner d'indication précise, il me demande de compter les anneaux de la queue. Sur les photos, je dénombre plus de 210 anneaux. Le comptage est difficile à l'extrémité et la base est cachée par les poils mais on peut facilement extrapoler et estimer que la queue est composée d'au minimum 220 anneaux. Un rapide contrôle sur Internet m'indique que je suis dans le début de la zone du Rat noir (200 à 260 et 220 à 290 suivant les sites) mais, précision importante, tous précisent que la couleur varie du gris au noir suivant le morphe (frugivorus à ventre blanc, alexendrinus à ventre gris et rattus de couleur noire).

Le cadavre est confié à Patrice et voici son analyse :
Fourrure : couleur du dos gris brun, dessous gris sans ligne de démarcation nette (morphe alexandrinus )
Sexe : jeune mâle
Poids : 125 grammes
Tête+corps : 180 mm
Queue : 187 mm, 228 anneaux
Pied postérieur : 35 mm sans les ongles
Oreille : 22 mm
Les critères crâniens et la dentition correspondent à un rat noir Rattus Rattus.
Conclusion Rattus rattus alexandrinus.
La queue est conservée au congélateur et le crâne en collection de référence.

Le Rat noir est donc confirmé et c'est une première dans le cadre de l'atlas des Mammifères de Maine-et-Loire 2008-2017. L'observation du morphe alexendrinus indique qu'il faut se méfier en présence d'un cadavre de rat et ne pas conclure à un surmulot uniquement en fonction de la couleur.

Recommandations sur le terrain :
Toutes les observations de Rat noir sont soumises à homologation pour l'atlas. Pour cela, un minimum de mesures est à prendre sur le terrain.
Mettre le rat sur le ventre, les pattes écartées de chaque cotés, la tête pointée vers l'avant et la queue droite pour prendre les mesures. Prendre une photo de la mesure complète et de la queue seule. Si vous pensez que c'est un Rat noir (queue égale ou supérieur à tête + corps), collectez le corps quelque soit son état et transmettez-le à un coordinateur (au besoin, coupez la queue et la tête si vos mesures sont correctes et mémorisez sur photos). Les photos de cet article datent de la découverte sur le terrain et ne sont donc pas représentatives de ces nouvelles directives !

Jean-Do. et Patrice

jeudi 13 novembre 2014

Compte rendu de la réunion du 6 novembre 2014

Quelques rappels :
Blog dédié à l’atlas : http://atlasmammiferes49.blogspot.fr/
Coordinateurs : Édouard Beslot, Bruno Gaudemer, Tiphaine Heugas, Benjamin Même-Lafond, Patrice Pailley, Nicola Rochard, Jean-Do Vrignault.
Cartes adaptées aux prospections (anciens sites de récolte des pelotes + cartographie des ponts) : n’hésitez pas à contacter un des coordinateurs qui vous mettra à dispositions les cartes topographiques que vous souhaitez pour vos prospections.
N’oubliez pas également le fichier permettant de connaître les espèces présentes ou absentes sur un carré. Vous pouvez télécharger la version pour Excelde Microsoft Office ou la version pour Calcd'Open Office.
Personnes présentes à la réunion : Loic Bellion, Marc Bellion, Pascal Bellion, Édouard Beslot, Céline Boisard, Grégoire Fauvel, Tiphaine Heugas, Myriam Labadesse, Régis Lebihan, Jacques Lemore, Mickaël Leroy, Nelly Leroy, Benjamin Même-Lafond, Patrice Pailley, Jean-Philippe Richou, André Robert, Nicolas Rochard, Damien Troquereau, Joël Tudoux, Jean-Do Vrignault.

    1. Points abordés
  • Espèces communes/maille
    Retour sur l’objectif proposé le 12 octobre 2014 : « Sur le pré-atlas [données prises en compte jusqu’à fin août], 9 à 10 taxons communs sont présents sur 45 % des 349 carrés. L'objectif est de passer à plus de 90 % des carrés à la fin de l'atlas (2018). Dans un premiers temps essayons de passer la barre des 50 % d'ici la fin de l'année. ».
    Suite à cet appel l’objectif semble déjà atteint ! Toutefois il y a encore beaucoup de manques dans le Segréen et l’extrême N-E Baugeois. Il faut donc continuer l’effort… jusqu’à l’objectif final de 90 % (et pourquoi pas 100 % ? )…
    Quelques tuyaux pour trouver les 10 espèces communes :
    Espèces
    « Technique » (indices de présence)
    Hérisson d’Europe
    Collision routière.
    Taupe d’Europe
    Taupinières : talus routier, pelouse…
    Renard roux
    Empreintes dans la boue ; odeur caractéristique.
    Fouine
    Crottier en bâtis ; collision routière (bien noter les critères pour faire la différence avec la Martre)
    Blaireau européen
    Empreintes dans la boue (piste forestier/chemin agricole) ; terrier… (Des infos sur le blog de Ludovic Thomas).
    Chevreuil européen
    Empreintes ; crottes.
    Lièvre d’Europe
    Empreintes ; crottes.
    Lapin de garenne
    Crottes et contact visuel facile.
    Écureuil roux
    Présence de « nid » ; pomme de pin rongée…
    Ragondin
    Crottes et contact visuel facile.
    N.B. : ne pas hésiter à prendre des photos des empreintes, crottes et entrée des terriers, en mettant un mètre ou un élément permettant d’apprécier les dimensions.
  • Outils de prospections – Fichier « Synthèse espèces/maille »
Il se trouve sur le blog dans l’onglet Protocolesde prospection et outils ; il permet d’avoir accès aux espèces présentes sur chaque maille. Attention le fichier est à re-télécharger à chaque sortie de pré-atlas afin qu’il soit à jour (N.B. : la date du fichier est présente sur la 2e ligne permettant de vérifier si le fichier que vous avez est à jour).
  • Référent par maille
Il a été proposé (Édouard Beslot), afin d’assurer une prospection optimale de l’ensemble des mailles (carré de 5 x 5 km) d’ici la fin de la période d’enquête, que les observateurs prennent en charge des mailles (min. 4 consécutifs afin de créer des zones cohérentes, soit 10 x 10 km). La prise en charge de mailles a pour but de s’assurer que d’ici la fin de l’atlas « l’effort de prospection maximal » a été réalisé. Chaque référent devra donc prospecter les différents habitats présents sur la maille (axer des prospections : milieux aquatiques, forestiers…), s’assurer que les 10 espèces communes sont présentes, explorer les ponts (recherche de chauves-souris, indice de loutre) et… vérifier les anciens points de collectes de pelotes ! Concernant ce dernier aspect une attention supplémentaire devra être accordée à la collecte dans les secteurs où des espèces rares de micromammifères ont déjà été notées afin de bien préciser leur statut au terme de la période atlas (v. cartes ci-dessous).


Merci à ceux qui souhaitent se porter référent de prévenir Jean-Do Vrignault, ce dernier se charge d’élaborer une carte faisant état des mailles prises en charge.
  • Point sur l’état d’avancement micromammifères
Gros manque pour l’instant par rapports aux objectifs fixés ! 
(Rappel : 300 proies d’Effraie des clochers par carré de 5 x 5 km). Actuellement le nombre de « décortiqueurs » est faible mais le plus gros manque provient de la collecte de pelotes ! La qualité de l’atlas passe en grande partie par la qualité de l’effort de prospections porté à ce groupe.
Afin d’essayer d’augmenter la collecte des pelotes il est proposé (André Robert) de réaliser un « flyer » expliquant notre recherche pour distribuer en mairie par exemple... Deux possibilités s’offrent à nous, soit repartir du document édité par le GMB dans le cadre de leur atlas en y apportant les modifications nécessaires, soit en utilisant (et modifiant si nécessaire) le document que nous avons réalisé au lancement de notre atlas (n’hésitez pas à contacter Édouard Beslot pour obtenir ce document en version imprimable) (v. annexe). De plus, en annexe vous trouverez un article type à proposer à votre commune (bulletin municipal) afin de faire un appel à collecte de pelotes (Merci à Benoît Marchadour pour la trame).
À partir des données récoltées au cours de la période Atlas oiseaux nicheurs 2009-2012 Édouard va réaliser un fichier (KML/Googlearth) avec les indices probables et certains de reproduction d’Effraie des clochers…
À noter, lors de la sortie du prochain pré-atlas (fin janvier 2014), il y aura une carte du nombre de proies par carré permettant de mieux cibler la recherche de pelotes.
  • Point Chiroptères
Gros effort réalisé en 2014 ! Tient beaucoup aux chiroptérologues qui maîtrisent l’acoustique… Effort qui devrait encore perdurer à en croire leur motivation !
Loïc Bellion et Jean-Do Vrignault proposent de prêter ponctuellement leur enregistreur pour les personnes résidant sur une maille où il n’y a que très peu d’espèces recensées. La pose devra avoir lieu bien évidemment en lieu sûr (jardins/bois privés avec accords). Les enregistrements seront ensuite analysés par les personnes compétentes (… les mêmes que ceux qui possèdent le matos !).
 
    2. Passages en revue des cartes espèces (pré-atlas à fin août 2014)
Les cartes (que vous pouvez retrouver > ici <) ont été commentées une à une. Certaines cartes en particulier ont fait l’objet de commentaires, nous en faisons état ci-dessous (ordre alphabétique) :
- Barbastelle : devrait probablement être partout ;
- Blaireau : il reste encore pas mal de données anciennes… ;
- Campagnol des champs : 1re espèce chez les micromammifères en termes de présence ;
- Campagnol des Pyrénées (Microtus gerbei) : les données déjà récoltées semblent indiquer une évolution de répartition négative ;
- Castor : donnée de présence sur la « maille de Freigné » probablement erroné (à rectifier/Pascal Bellion), celles du secteur du Ribou/Verdon également (à rectifier/Jean-Do Vrignault). Nous devons être vigilants quant aux indices de présence de l’espèce… le Ragondin est également capable de couper du bois de la taille « d’un bon pouce » !
- Cerf élaphe : attention aux données qui proviendraient du secteur de La Membrole, 1 individu échappé d’élevage a traîné dans le coin ;
- Crocidure musette : 2e espèce chez les micromammifères en termes de présence ;
- Lapin de garenne : l’ensemble des mailles devrait être couvert…
- Lièvre : l’ensemble des mailles devrait être couvert…
- Mulot sylvestre : 3e espèce chez les micromammifères en termes de présence…
- Murin de Daubenton : l’ensemble des mailles devrait être couvert…
- Musaraigne couronnée : 4e espèce chez les micromammifères en termes de présence ;
- Pipistrelle commune : l’ensemble des mailles devrait être couvert…
- Pipistrelle de Kuhl : l’ensemble des mailles devrait être couvert…
- Pipistrelle de Nathusius : devrait probablement être partout… discussion chez les chiroptérologues, qui aura raison ?!
- Putois : semble plus présent dans les Mauges ! Biais de prospection ou fait réel par rapport aux milieux rencontrés (bocage) ? Quid dans le Segréen et le Baugeois…
- Ragondin : l’ensemble des mailles devrait être couvert…
- Rat noir : est-il encore présent en Maine-et-Loire ? (piste de prospections : v. à proximité des élevages de volailles).
- Rat surmulot : l’ensemble des mailles devrait être couvert…
- Renard roux : l’ensemble des mailles devrait être couvert…
- Taupe : l’ensemble des mailles devrait être couvert… (Sauf peut-être une maille… ! )
    3. Blog dédié à l’Atlas… à faire vivre !
N’oubliez pas de faire remonter vos observations atypiques, anecdotes de terrains, découvertes intéressantes… à envoyer à Jean-Do Vrignault. Faites remonter à minima 1 ou 2 paragraphes avec au moins 1 photo.
Merci de collecter l’ensemble des articles de presse que vous pouvez trouver concernant les mammifères de Maine-et-Loire et de les envoyer à Édouard Beslot.
    4. Organisation, orientation des prospections et nouveaux objectifs…
  • Cibler les espèces sous-prospectées… (Micromammifères + v. cartes espèce)
  • Prospections par secteur : Segréen, « sud du couloir du Layon » et extrême nord-est Baugeois sous prospectés. Dans les tuyaux pour l’instant : Loïc Bellion se charge d’organiser un week-end de prospection dans le Segréen avec un point de chute à Vern d’Anjou (contact) au printemps 2015.
  • Mettre en place des formations/prospections : une formation mammifères semi-aquatiques (principalement axée sur le Campagnol amphibie) semble être plébiscité par plusieurs naturalistes. Tiphaine Heugas se propose d’en organiser au moins une en 2015 (date et lieu à définir).
Benjamin Même-Lafond propose quelques objectifs. L’idée étant d’évaluer notre avancement au fur et à mesure de l’avancée du projet. Pour ce faire, des objectifs intermédiaires d’une part, et des objectifs « fin d’atlas » sont proposés. Chaque « carte de synthèse » fait ainsi l’objet de buts de prospection à plus ou moins court terme, repris dans le tableau suivant.





Objectif intermédiaire
Objectif fin d'atlas
Tous mammifères
Aucune maille1 à moins de
5 espèces
Toute maille1 supérieure à
30 espèces
10 mammifères communs
50 % des mailles avec au moins
9-10 espèces "communes"
90 % des mailles avec au moins
10 espèces « communes »
Micromammifères
Aucune maille1 vide
Pas défini pour l’instant
Chauves-souris
Aucune maille1 vide
Au moins 10 espèces par maille1 et présence des espèces communes

À noter, pour les mailles limitrophes nous allons rentrer en contact avec les départements voisins afin d’obtenir si possible les données existantes.
1 Ces mailles concernent les mailles avec au moins 1/3 de la surface en Maine-et-Loire.
 
    5. Communication (appels à contribution…)
Bien que la collecte de données ne faiblisse pas, au contraire… il nous paraît quand même important de communiquer sur notre projet, nous aurions tort de nous priver de témoignages peut être très intéressants. De plus, pour la collecte de pelotes nous avons peut être beaucoup à gagner de communiquer largement.
Depuis le début nous évoquons « la communication » ! Au lancement de l’atlas nous avons réalisé un document (v. annexe) et organisé une conférence de presse (v. page suivante)… plus de 30 contacts (presse écrite, télés locales…) ont été conviés ! Un seul journaliste a répondu présent…
Tiphaine Heugas et Édouard Beslot avait accepté lors des premières réunions de se charger en partie de la communication, mais ils ne peuvent créer les documents propres à chaque groupe ou les articles nécessaires… ils peuvent aider les référents espèces si ces derniers le souhaitent et se charger de relayer les informations que les référents veulent ! En 2015, nous ferons des piqures de rappels régulièrement aux référents pour diffuser les informations qu’ils souhaitent…
Une idée pourrait être de communiquer chaque mois sur une espèce : envoyé un appel aux contacts presse, diffusion sur les listes de discussion, diffusion auprès des réseaux naturalistes des structures partenaires (v. photo suivante)…
Certains naturalistes des Naturalistes Angevins sont également salariés de structures travaillant à la protection de la biodiversité en Maine-et-Loire… charge à eux de communiquer et de dynamiser le réseau bénévole de leur structure et de diffuser les appels des référents espèces. 

Tout était prêt pour recevoir les journalistes et illustrer nos propos : outre l’ordinateur et le vidéoprojecteur afin de montrer le blog dédié à l’Atlas, nous avions… indices de présence de certains mammifères (branches coupées par du Castor ; crottes de Genette, Loutre et Castor [conservées dans les boîtes de beurre… pour ceux qui se poseraient la question de la présence de ces dernières] ; pelotes de réjections), crânes, matériels de détection (piège photographique et détecteur d’ultrasons), ouvrages d’identification, l’Atlas de référence (Pailley et al. 1991)… et l’état d’avancement de notre projet (impression couleur)… discrètement subtilisé par notre journaliste… nous ne lui en tiendrons pas rigueur compte tenu qu’il est le seul à avoir daigné répondre à notre invitation !

Prochain point sur l’état d’avancement (pré-atlas) : prévu pour janvier 2015.
Pensez à faire remonter vos données, n’attendez pas !

dimanche 12 octobre 2014

Objectif : 90% des carrés avec 9 à 10 espèces communes

Le Hérisson d'Europe, la Taupe d'Europe, le Renard roux, la Fouine, le Blaireau européen, le Chevreuil européen, le Lièvre d'Europe, le Lapin de garenne, l'Écureuil roux et le Ragondin constituent le groupe des mammifères communs de Maine-et-Loire.

La carte ci-dessous dresse le bilan de la présence de ces espèces sur le pré-atlas à fin aout 2014.
Sur ce pré-atlas, 9 à 10 taxons communs sont présents sur 45% des 349 carrés. L'objectif est de passer à plus de 90% des carrés à la fin de l'atlas (2018). Dans un premiers temps essayons de passer la barre des 50% d'ici la fin de l'année.

Comment faire ?

Il faut d'abord bien se repérer sur la carte. Le modèle de ce lien permet de vous repérez plus facilement sur le département (cliquez sur le zoom pour mieux lire les agglomérations en fond de carte). Et sur cette page du site, vous avez des liens vers l'ensemble des carrés sur Google Map.

Ensuite, nous vous proposons deux méthodes :
  • Vous connaissez bien une espèce commune, vous devez afficher la carte de présence de cette espèces (la liste est sur ce lien) et repérer les carrés où l'espèce est absente (S13 par exemple). Rendez-vous alors sur cette page du site ou vous retrouvez le lien vers la carte du carré (S13-E0430N6660 dans notre exemple). A vous ensuite de prospecter ce carré pour trouver l'espèce recherchée et ainsi de suite pour les autres trous à boucher.
  • Vous connaissez bien un secteur où moins de 9 espèces communes sont présentes. Même chose, vous devez repérer le ou les carrés sur la carte générale puis sur cette page du site pour ensuite prospecter et trouver les espèces communes manquantes.
Bien entendu, dans touts les cas, n'oubliez pas de saisir vos observations dans l'une des deux bases de données en ligne. avant le 15 janvier 2015, date à laquelle nous collecterons les observations pour une actualisation du pré-atlas 2014.

Alors chiche, fin 2014, 50% (ou plus) des carrés seront couverts.

mercredi 1 octobre 2014

Le Minioptère de Schreibers en Anjou !

Au printemps 2014, le premier Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii) angevin était inventorié sur la commune de Broc par des enregistrements acoustiques.
Vendredi 19 septembre dernier, une capture de chauves-souris au nord d’Angers, en limite du périmètre Natura 2000 des Basses Vallées Angevines, a permis une nouvelle rencontre avec cette espèce. Cette dernière, d’affinité méridionale, est cavernicole et intimement liée aux zones karstiques.
Ces données sont intéressantes puisque cette espèce n’avait jusqu’alors jamais été rencontrée dans notre département. Rappelons que cette espèce est inscrite à l’annexe II de la Directive européenne « Habitat-Faune-Flore » et est classée comme vulnérable à l’échelle nationale.
Cette découverte est la bienvenue dans le cadre de la dynamique de récoltes de données auxquelles participe la LPO Anjou pour le futur Atlas des mammifères sauvage du Maine-et-Loire en cours.
Nous voici donc en présence d’une nouvelle espèce de mammifère en Anjou !

ALLAIN Charlène, BESLOT Edouard, GAUDEMER Bruno, HENNIQUE Stéphanie, LARCHER Gérald, LEROY Michael, MEME-LAFOND Benjamin et ROCHARD Nicolas


Photos de Stéphanie HENNIQUE

Et pour les amateurs d'acoustique, deux séquences en expansion de temps x10 (mp3).

La 1ère séquence est en main :


La seconde au décollage avec un Grand Murin derrière :